8 bienfaits que procure l’observation d’une oeuvre d’art

Vous vous êtes déjà dit : je ne connais rien à l’art pourquoi m’embêter à observer un tableau. Et pourtant ! De plus en plus de chercheurs se penchent sur les bienfaits de l’art dans nos vies. Si l’efficacité de l’art-thérapie (le fait de pratiquer une activité artistique pour aider au traitement d’une maladie) n’est déjà plus à démontrer, le simple fait d’observer un tableau a lui aussi des bienfaits étonnants.

Voici 8 points qui vous donneront envie de vous y mettre !

1 – Produire de la dopamine.

En Angleterre en 2012, 30 cobayes ont été testés par IRM pendant l’observation d’une trentaine d’oeuvres d’art. La vue des tableaux augmentaient l’afflux sanguin dans le cerveau de prés de 10%, autant que la vue d’une personne que l’on aime, libérant ainsi de la dopamine.

La vue d’une oeuvre d’art que l’on considère belle est également plus efficace qu’une oeuvre que l’on trouve moins esthétique, mais dans les deux cas, l’effet est bénéfique.

Ce serait dommage de s’en passer !

2 – Aiguiser son esprit critique et apprendre à le nuancer.

Le premier réflexe que l’on a quand on regarde un tableau c’est de le juger. Il est difficile de ne pas avoir d’avis sur un tableau, cela fait appel à de sentiments simples et accessibles à tous le monde, même les plus jeunes.

On aime ou on aime pas. On trouve ça beau ou moche.

Mais, si l’on prend la peine de rester plus longtemps dans l’observation d’un tableau, on peut réussir très facilement à trouver des « oui mais ». Si ce tableau était objectivement moche pourquoi serait-il accroché là devant nous ? Le tableau est beau mais le sujet n’est pas intéressant. Cette sculpture ne ressemble à rien mais j’ai pourtant l’impression d’y distinguer une silhouette qui court.

L’observation d’une oeuvre d’art engage à la réflexion, presque automatiquement, sans vraiment y penser.

3 – Diminuer son stress

Contrairement au fait de regarder un film, un match, lire un livre ou même contempler la nature, un tableau ou une sculpture est immobile et offre le temps à l’observateur de l’appréhender à son rythme.

L’immobilité de l’oeuvre, mêlé à la concentration nécessaire à la réflexion pour comprendre l’oeuvre, permet d’être dans l’instant présent. Cela peut durer deux minutes, un quart d’heure ou une heure, mais le fait d’être dans le moment présent est un élément essentiel à la gestion du stress.

Comme la méditation, ou une prière, l’observation attentive d’un tableau permet au cerveau de faire une pause, et de diminuer le stress.

Alors si le Yoga c’est pas votre truc, il vous reste l’option de la tournée des musées !

4 – Stimuler sa créativité

Il vous est déjà arrivé de passer une heure sur Pinterest et de mourir d’envie de fabriquer vous-même votre propre chemise en macramé ? Ou de vous lancer dans des rangements de cuisine DIY ?

Et bien le concept est le même avec les oeuvres d’art. Se confronter régulièrement aux idées d’autres artistes stimule la créativité et donne envie d’essayer de nouvelles choses.

Parcourir une exposition s’est s’offrir un Brainstorming personnel, c’est abreuver son cerveau de nouvelles idées. A force de confronter son cerveau à la notion d’esthétisme notre sens du beau s’accroît et notre créativité du même coup.

5 – Ouvrir l’esprit et s’ouvrir aux autres.

L’art nous confronte aux idées des autres. Pour certains c’est même sa fonction première.

Observer une oeuvre d’art permet déjà de reconnaître que l’artiste à une vision des choses qui lui est propre et qui sera peut-être différente de la notre. Elle ouvre une fenêtre sur une vision des choses différentes.

Observez par exemple différentes nature morte. Les bols de fruits font l’objets de nombreuses peintures et ont pourtant toutes des détails et des styles qui différent. Observez attentivement une nature morte et vous ne regarderez plus une pomme de la même manière, vous aurez gardé en vous quelque part l’idée que l’artiste se fait de la pomme.

Bref, comme lire des articles de presse, des livres, regarder des films ou débattre, observer une oeuvre d’art permet de s’ouvrir à de nouveaux points de vue.

6 – Développer l’empathie

Un tableau d’une personne n’est pas une personne. Nous le savons, et pourtant notre fascinant cerveau est tout de suite capable de reconnaître un visage dans une peinture. De savoir que c’est une personne qui a été peinte. Ce même dans une peinture abstraite. En réalité notre cerveau est semble-t-il programmé pour reconnaître un visage humain dans presque tout ce qu’il voit ! Et quand ce n’est pas le cas notre cerveau travaille pour faire sens à ce qu’il voit !
Fascinant n’est ce pas ?

L’empathie c’est le système qui s’enclenche quand on sourit devant la photo de quelqu’un qui rigole, ou que nous avons du mal à respirer quand nous voyons une scène de noyade au cinéma. Nos « neurones-miroir » s’activent, ce sont ceux qui permettent d’apprendre par imitation quand on est bébé, et de s’intégrer socialement tout au long de la vie.

Et bien ce réflexe d’empathie se retrouve également chez les observateurs d’un tableau !  Les neurones-miroirs s’activent de la même manière, et pas seulement devant le portrait d’une fille triste par exemple, ou d’un scène de guerre, mais également devant une oeuvre abstraite ou une sculpture. Le cerveau fera toujours sens à ce qu’il voit, et même inconsciemment nous développerons de l’empathie envers l’oeuvre que nous observons.

L’expérience de l’observation d’un tableau nourrit notre empathie.

7 – Stimuler des zones du cerveau différentes

Ici on parle particulièrement de l’art abstrait. Comme nous l’avons vu le cerveau a tendance à vouloir faire sens, à vouloir raccrocher tous ce qu’il voit à ce qu’il connaît déjà.
L’art abstrait en se libérant totalement du concept de réalité permet au cerveau de créer de nouvelles connexions neuronales. Toujours parce que le cerveau cherche à comprendre, il va explorer de nouveau chemin et faire de nouvelles associations cognitives. Un article paru dans Frontiers in Human Neurosciences explique que ce processus est très gratifiant pour le cerveau car il permet l’exploration de territoires intérieurs encore inconnus.

Ce concept est bien connu en médecine, pour entretenir son cerveau il faut le confronter le plus souvent possible à des choses nouvelles, inconnues, qui vont le pousser à établir de nouvelles connexions.

Comme apprendre une nouvelle langue, ou apprendre à se servir d’un nouvel objet, observer de l’art abstrait c’est sortir le cerveau de sa routine cognitive. Même quand on y comprends rien !

8 – Créer des souvenirs

A la lecture de tous ce points vous l’aurez compris : qu’on en soit conscient ou pas observer une oeuvre d’art représente un vrai chamboulement pour notre corps et notre cerveau. Et il y a de fortes chances qu’il s’en souvienne !

Observer un tableau c’est s’approprier une oeuvre d’art, c’est en faire un compagnon de quelques instants.

Passez un quart d’heure à observer un tableau dans un musée de Florence, et de retour à la maison, si vous croisez une nouvelle fois ce tableau au détour d’un film, ou accroché dans la salle d’attente du dermatologue il y a de fortes chances que l’espace d’un instant vous soyez transporté à nouveau à Florence. Et gratuitement 😉

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